Eléphant Paname est le magnifique écrin dans lequel va se dérouler Instant’Japan 2019.

UNE PHILOSOPHIE
Imaginez un lieu tourné vers la vie, l’émotion, la beauté…
Imaginez une maison réellement vivante, qui parle, qui entend, qui voit…
Imaginez une petite planète de rêves…
Imaginez un animal libre et sauvage en plein Paris…

ÉLÉPHANT PANAME EST UN CENTRE D’ART ET DE DANSE.
Privé, indépendant, libre.
À ÉP vous pourrez découvrir des expositions, des concerts, des conférences, des spectacles. Il n’y a aucune limite de style, d’époque et de discipline. Les thèmes développés peuvent aller de l’art rupestre aux installations contemporaines. Une seule exigence : tous les sujets sont traités avec la plus grande rigueur. Trois espaces à l’architecture variée sont dédiés aux arts plastiques et aux événements divers.

CE N’EST PAS VIVRE QUE DE NE PAS BOUGER.
ÉP c’est également cinq studios de danse offrant tout le confort moderne. La qualité des installations est primordiale pour nous. Vestiaires hommes et femmes séparés, parquet de danse professionnel et lino Harlequin… Nos cours réguliers et nos stages accueillent tous les types de danse, du classique au hip-hop, ainsi que tous les niveaux. Nos studios peuvent également accueillir des répétitions de spectacles vivants, des castings, des prises de vue etc… Pour tout type d’art vivant.ÉP est un lieu atypique, une maison des arts toujours en mouvement, où le travail, l’émotion, la découverte font partie du quotidien.


LES FONDATEURS

Éléphant Paname, c’est avant tout l’histoire d’un frère et d’une sœur…

LAURENT FIAT
« … L’esprit d’Éléphant Paname est de relier toutes les formes d’art et de pensées… Nous ne présentons que des artistes et des œuvres qui nous plaisent et nous touchent… »FORMÉ AU DESSIN ET À LA PEINTURE À L’ATELIER NICOLAS POUSSIN, restauration de tableaux et de fresques à Florence, peintre et plasticien. Résister au conformisme ambiant, s’indigner artistiquement, mais aussi partager, s’amuser, transmettre et faire se rencontrer, telles sont les valeurs fortes de Laurent. Le rêve c’est d’ouvrir une maison des arts, même et surtout dans un monde en crise, parce que les arts sont salvateurs, proposent des solutions différentes.
L’idéal c’est aussi d’utiliser la notoriété des uns pour favoriser les talents méconnus : aller vers l’inédit, l’inattendu, le poétique, l’émouvant, le beau, la vie.

FANNY FIAT
« … On y croise toutes sortes de danses et de danseurs, mais également des musiciens, des acteurs venus pour des répétitions ou des cours, dans les domaines les plus variés du spectacle vivant… »ANCIEN SUJET DE L’OPÉRA DE PARIS, élève de Noëlla Pontois. A dansé les plus grands ballets du répertoire classique. A fait partie de la compagnie de danse de Julien Lestel à Marseille. Des années passées à l’Opéra de Paris, depuis la tendre enfance jusqu’à l’âge adulte, ont appris à Fanny que le talent ne se satisfait pas de l’approximation, que le travail acharné fait la différence et qu’il faut échapper en même temps à la tentation de se forger une carapace trop épaisse pour donner le meilleur de soi-même. C’est la condition de la grâce, de l’éclosion des émotions. Pour réussir ce pari, les conditions optimales de travail sont nécessaires. Des studios de répétitions aussi bien équipés manquaient à Paris et devraient donner envie de travailler à tous les danseurs, à tous les artistes du spectacle vivant. Créer un lieu où l’énergie circule et les projets se créent, voilà un rêve réalisé.


UN LIEU, UNE HISTOIRE

Un hôtel particulier devenu une banque puis un centre d’art et de danse…

UN ANCIEN HÔTEL PARTICULIER
L’hôtel de la rue Volney devenu Éléphant Paname fut érigé, sous Napoléon III, par un diplomate russe installé en France, Alexis Soltykoff. Ce grand amateur d’art et mécène était une figure de l’époque. Ses collections d’armes et d’objets médiévaux ont été léguées à l’État français et ont été présentées au château de Pierrefonds dans l’Oise.

POURQUOI ÉLÉPHANT PANAME ?
Tout au long du XIXème, l’éléphant fait rêver les bâtisseurs parisiens. Rêve romantique s’il en est ! On a envisagé d’en construire un à la Bastille en lieu et place de la colonne actuelle que Victor Hugo qualifiait, par provocation, d’esthétique tuyau de poêle. Longtemps une maquette monumentale en plâtre de l’éléphant a été laissée à l’abandon sur le côté de la place, et le même Victor en avait fait la demeure de Gavroche dans Les Misérables. Puis, en 1758, avant la construction de l’Arc de Triomphe, Place de l’Étoile, un éléphant colossal a failli triompher parmi de nombreux projets. Le pachyderme géant devait abriter une salle de bal et un théâtre. C’est dire si l’association entre l’éléphant, les arts de la scène et Paris est une réalité bien ancrée. A chaque fois les bâtisseurs se sont dérobés et l’éléphant est resté fantasme.

En 2014 j’ai découvert la ville côtière de Kamakura. Je suis tombé sous le charme et par beau temps je ne rate pas l’occasion d’y passer une journée si je suis à Tokyo. 

Cette fameuse année 2014, je me suis rendu compte que la veille de ma venue, se tenait un célèbre festival de Yabusame. J’ai manqué cet événement et j’en étais malade. Depuis je n’ai de cesse de vouloir y assister et c’est maintenant chose faite, à Kamakura mais aussi à Asakusa, en plein cœur de Tokyo et sous un magnifique soleil qui plus est.

Un peu d’Histoire sur le Yabusame

Le week-end des 20 et 21 avril était placé sous le signe du yabusame 流鏑馬 une technique très ancienne de tir à l’arc japonais à cheval qui remonterait à la fin du 7ème siècle. Le mot Yabusame vient de yabasemuma qui signifie tirer des flèches sur des cibles en étant à cheval. Les cavaliers dirigent leur monture avec les genoux afin d’avoir les mains libres pour manier arc et flèches. L’archer tire des flèches sans pointes, souvent avec une boule au bout ou une pointe en V pour les plus expérimentés d’entre eux. Les cibles en bois, au nombre de 3, se brisent avec l’impact et certaines flèches sont faites pour accentuer le bruit de l’impact. Ces cibles peuvent être uniquement en bois brut ou bien avec des cibles colorées peintes mais j’avoue ne pas avoir compris pourquoi certains archers bénéficient de cibles différentes. La piste fait 255m et les chevaux sont lancés au galop. Les archers tirent en criant « In-yo-in-yo » (« obscurité et lumière »).

Cette technique de tir à l’arc réservée à la noblesse s’est raréfiée avec le temps jusqu’à la fin du 12ème siècle lorsque le Shogun Minamoto no Yoritomo inquiet des performances à l’arc de ses samouraïs institua le yabusame comme entrainement, lors de l’époque Kamakura. Cette pratique était et reste très règlementée avec notamment une cérémonie de présentation avant et après le tir à l’arc. La pratique disparue presque totalement après l’époque Kamakura, à la fin du 14ème siècle.

Le yabusame refit son apparition en 1728 lors d’un rituel religieux sur ordre du shogun Tokugawa Yoshimune dans une forme légèrement différente appelée hasamimono. La pratique était régulière dans des sanctuaires jusqu’à la fin de l’ère Edo et encore aujourd’hui elle se déroule notamment dans le sanctuaire Tsurugaoka Hachimangu de Kamakura, visant notamment à contenter les dieux.

L’art du Yabusame a perduré jusqu’à aujourd’hui dans de nombreuses villes. Les photographies présentées ici viennent des festivals d’Asakusa et Kamakura les 20 et 21 avril. Il est aussi possible de voir du Yabusame à Kamakura en septembre et à travers le Japon.

Petit comparatif Asakusa/Kamakura

A Kamakura et Asakusa, le choix vous est laissé de payer 3000 yens pour un siège non numéroté dans différentes tribunes ou bien d’assister au spectacle gratuitement dans la foule massée là où elle peut voir quelque chose. J’ai pris une place payante à Asakusa et était déçu de me retrouver « parqué » avec tous les étrangers dans la plus mauvaise tribune. De plus les spectateurs sont sensés restés assis mais la tribune « gaikokujin » n’en avait que faire et tout le monde s’amassait contre la corde de délimitation avec la piste. C’était vraiment compliqué pour prendre des photos sans parler de la vitesse des cavaliers. C’est assez impressionnant de les voir passer au galop à 2m à peine. Les sabots des chevaux envoient d’ailleurs plein de sable dans les tribunes les plus proches et nous étions tous très poussiéreux à la fin. Autre point négatif, il y avait des travaux juste derrière la piste face à notre tribune, cachés par des palissades. L’esthétique était donc moindre.

A Asakusa, toutes les tribunes sont du même côté, face aux cibles et les visiteurs sans tickets peuvent voir mais de plus loin et mal je pense.

Comme à Kamakura et partout en principe, un cortège de personnes en costumes d’époque et les archers font le tour de la piste 2 fois avec de commencer et une fois à la fin. A kamakura les archers font aussi un tour de chauffe avec les chevaux. Les cavaliers sont répartis en différents groupes, que je n’ai pas trop identifié mais à Asakusa j’ai compris qu’il y avait les cavaliers expérimentés stars du jour, des cavaliers moins expérimentés je suppose et aux costumes plus simples et il y avait aussi un ou deux groupes d’étudiants. Dans chaque groupe de 3 à 5 cavaliers maximum de mémoire, le vainqueur reçoit un foulard blanc de ce que j’ai identifié être le maître de cérémonie. Le cavalier attrape ce foulard sur une flèche. Sur une des photographies vous pouvez voir ce foulard.

A Asakusa et Kamakura des explications historiques étaient données dans des hauts parleurs en japonais et en anglais mais à Asakusa l’emplacement de ma tribune était trop proche du micro je crois et il y avait une sorte de double écho qui rendait la compréhension très compliquée. J’ai compris que les cavaliers sont présentés en précisant leurs écoles de tir à l’arc et il me semble qu’à Asakusa seulement des informations plus personnelles étaient données comme le métier de l’archer. Il y avait par exemple un instituteur et quelques élèves étaient là pour le soutenir, c’était très mignon et j’ai trouvé que ça humanisait beaucoup l’événement même si je ne comprenais pas assez les explications.

A Kamakura, pas de problèmes avec les enceintes. Nous sommes ici dans l’enceinte d’un sanctuaire, il y donc une cérémonie de présentation et clôture qui se déroulent dans le temple et que l’on ne peut pas voir de sa place, ou au moins celle de présentation mais le cortège fait le tour de la piste comme il est de coutume et notamment en présentant les cibles en bois. Ici il y a des tribunes des deux côtés de la piste, payantes face aux cibles et gratuites du côté des cibles et donc avec une visibilité très réduite pour les cibles. Ces espaces sans sièges et assez étroits sont pris d’assault plusieurs heures en avance. Je suis arrivé 2h30 avant le début et je n’ai pas eu un emplacement de choix mais ça allait d’autant plus qu’à chaque changement d’équipes, le public se clairsemait. A Kamakura il n’y que des arbres des deux côtés de la piste et le temple derrière les arbres donc le cadre est vraiment agréable, j’ai beaucoup apprécié ce moment. Je conseille vraiment les places assises qui sont très bien et tout le monde restait bien assis.

Certaines photographies présentent des cavaliers de dos car à Asakusa j’étais placé en début de piste et ne pouvait pas prendre de photographies correctes de face à cause des spectateurs et de la distance trop courte avec le début de la piste sans parler de l’arrière-plan « travaux publics ». A kamakura, les photographies sont de face car j’étais en fin de piste donc impossible de prendre les cavaliers de dos. Mais l’avantage est qu’ils attendent à la fin de la piste que tous les cavaliers de la série soient passés donc on peut les voir de très près. Je conseille donc une tribune pour la cible du milieu mais soit vous vous levez très très tôt à Kamakura soit vous arrivez à avoir la bonne place dans la bonne tribune !

Je recommande donc vraiment cet événement ! Il ne faut pas hésiter mais il faut l’anticiper un minimum.

Je me permets de partager ici mon expérience avec vous afin de pouvoir aider peut-être certaines personnes désireuses de tenter l’aventure.

Obtenir le visa

Première chose à savoir, ce visa n’est pas attribué après vos 30 ans mais si vous l’obtenez vous avez un an pour l’activer et pouvez donc passer votre 31ème année au Japon.

Pour ce visa, il suffit de pouvoir prouver des économies d’un montant minimum de 4500€ sans avoir acheté son billet d’avion ou 3000€ avec le billet. Bien entendu, plus le montant des économies est élevé mieux c’est et l’ambassade préfère un dossier sans billet d’avion déjà acheté.

Il faut également remplir un formulaire avec le programme prévu de votre séjour et photos d’identité dont une collée dessus. Il faut renseigner les villes visitées et très détailler ce que vous y ferez à savoir les visites des musées, lieux touristiques, temples etc. Ils veulent vraiment quelque chose d’assez exhaustif histoire de prouver que tout cela est réfléchi. Il faudra aussi détailler vos logements (quel type de logement et le tarif) et vos sources de revenus sur place. Si vous n’êtes pas certains de ce que vous ferez vous pouvez broder, personne n’ira vérifier ce que vous dites.

A l’ambassade du Japon vous devez vous présentez en personne et idéalement dès l’ouverture le matin. Vous pourrez présenter votre dossier au guichet et environ un quart d’heure plus tard vous avez la réponse. Si la réponse est oui il faut revenir une semaine plus tard chercher son passeport sur lequel il y aura désormais votre visa (quelqu’un peut venir le chercher pour vous si besoin). Si la réponse est non, on vous donnera des conseils pour améliorer le dossier. Mon dossier a été retoqué une fois avant d’être accepté. Inutile de préciser que votre passeport doit être valide au moins 6 mois après la date de fin de visa.

L’assurance 

Les démarches préalables sont propres à chacun mais la question qui se pose à tous est l’assurance. Si vous êtes fixes au Japon, vous pouvez bénéficier d’une assurance maladie via la mairie de votre ville pour 1000 yens par mois, une bouchée de pain donc. Mais pour cela il faut être fixé quelque part et la prise en charge est de 70% il me semble. Il n’y a pas de remboursement de frais de rapatriement par exemple bien entendu.

La seule solution pour partir sereins et avec une assurance qui vous assure sans même avancer de frais, est de prendre une assurance voyage spécialisée, ce que j’ai fait.

Pour ma part j’ai opté pour AVA, on paye la somme totale des mensualités avant le départ histoire d’être tranquille après et vivre son expérience à fond sans se soucier de questions de santé. Le blog GobyAVA réuni des témoignages de voyageurs à travers le monde sur différentes thématiques, n’hésitez à aller lire ceux des pays qui vous intéresse.

A l’arrivée au Japon

A l’aéroport, au moment d’arriver à la douane, ne faites pas la queue pour passer comme tout le monde au guichet. Il faut aller directement montrer son visa au personnel de l’aéroport à l’entrée des files d’attente afin d’être orienté vers le bon endroit. Je me suis fait avoir parce qu’il n’y a aucune signalétique pour aider les détenteurs de visas étudiants, vacances travail ou autres visas longue durée.

Si vous décidez d’habiter pour un moment dans la même ville, il faut s’enregistrer auprès de la mairie avec votre passeport, carte de résident et l’adresse de votre logement en japonais sans oublier d’être capable d’écrire vos noms et prénoms en katakana. A la mairie, bon courage pour trouver quelqu’un qui parle anglais, j’avais la chance d’avoir ma colocataire avec moi qui parle couramment japonais et savais où aller et tout traduire. Dès que nous sommes arrivés dans le bon service, quelqu’un s’est précipité pour nous aider. Il faut remplir divers documents avec des informations très simples : noms, prénoms en lettres romaines et en katakana, adresse de votre logement et numéro de chambre besoin et le tout en japonais. Enfin c’est là que vous précisez si vous voulez l’assurance ou non. Si vous optez pour l’assurance vous recevrez les factures par la poste chez vous. En bref, même sans parler japonais, on peut s’en sortir car les mentions du formulaire sont aussi en anglais et quelqu’un vous aide même si l’aide est uniquement en japonais. Une fois le formulaire complété on obtient un ticket pour patienter le temps que le dossier soit examiné. Quand c’est fait, on voit cela avec un nouvel agent municipal, puis on obtient un nouveau ticket le temps que soit inscrit sur la carte de résident l’adresse de notre logement. L’attente est d’au moins 30min, eux m’annonçaient 1h d’attente. On repart avec son guide de la ville, en ce qui me concerne, Nerima, guide dans le cas présent avec traductions anglaises, une brochure sur les catastrophes naturelles et une fiche explicative du tri des déchets. C’est parti pour une vie de bon habitant de Nerima.

Grâce à ces démarches on peut ensuite ouvrir un compte en banque et prendre un forfait de téléphone. 15 jours plus tard j’ai reçu ma carte « My Number » qui est nécessaire à l’ouverture d’un compte en banque notamment et si vous allez chez le médecin par exemple. Attention la loi japonaise interdit aux banques de permettre l’ouverture d’un compte aux étrangers durant les 6 premiers mois de leur visa. Merci le gouvernement. Après avoir fait plusieurs banques avec une amie japonaise j’ai finalement pu ouvrir mon compte avec carte de débit dans l’agence locale (de mon quartier) de la poste japonaise, l’équivalent de notre banque postale. Moins d’une semaine après j’ai reçu ma carte. Sans aide je ne pense pas que j’aurais pu m’en sortir.

Pour le téléphone j’ai bénéficié d’une promotion temporaire d’un bic camera, je paye donc environ 7€ par mois via ma carte bancaire française. J’ai 6Ga d’internet, suffisants vu qu’il y a du wifi un peu partout, appels et sms sont payants mais pour presque trois fois rien.

« Kusakizome, c’est un procédé de teinture écologique afin de préserver les campagnes japonaises. »
« Je suis tombé amoureux de la couleur »

Le parcours de Masao Ishikawa est plein de rebondissements, comme si cet artisan avait vécu plusieurs vies en une.

Après le lycée il décide de suivre des études d’agronomie puis fait le choix de s’orienter vers un master d’architecte paysager. Une fois son master en poche, il part à San Francisco pour continuer ses études. Une fois son cursus achevé, il rentre au Japon et devient professeur d’anglais dans une école de langue à Osaka. Il trouvait l’enseignement si intéressant qu’il a décidé d’arrêter son doctorat.
C’est à ce moment-là qu’il a découvert la teinture.
Aujourd’hui Masao est un artiste, un artisan de teinture traditionnelle Japonaise et surtout de teinture naturelle.

« Depuis que je suis Etudiant, la nature et les jardins japonais étaient ma passion. Je pratiquais le Sado (l’art du thé), le Kendo ainsi que le Zazen (La méditation japonaise). J’ai toujours aimé l’esprit Zen. La raison pour laquelle j’ai désiré continuer mes études à l’étranger c’est que j’ai pensé qu’il était nécessaire de connaître la culture d’un autre pays pour présenter la culture japonaise ».
« Après mon mariage avec ma femme nous avons eu une fille. Malheureusement cette dernière avait la peau fragile et pour l’aider j’ai décidé de changer mes habitudes de vie. Je me suis dit que si ses vêtements pouvaient être faits en teinture naturelle, peut-être cela pourrait faire du bien à mon enfant. J’ai donc essayé la teinture à la maison. A l’époque j’habitais dans un appartement et c’est dans la cuisine de ce petit appartement que j’ai fait mes débuts en tant que teinturier. La couleur que j’avais réalisée là était tellement belle que j’en suis tombé instantanément amoureux. »

Masao a ensuite décidé de déménager dans la préfecture de Fukui afin que son enfant vive dans un endroit plus sain et il souhaitait faire pousser ses légumes lui-même de manière biologique afin de préserver sa fille et sa famille de la pollution des grandes villes. Suite à son installation dans la région de Fukui, il a continué à être professeur d’anglais tout en étant artiste teinturier autodidacte.

« Une plante c’est un ensemble de plusieurs éléments, il y a les fleurs, les feuilles, les cosses, et finalement les racines. Chaque partie de la plante donne une couleur différente. Chaque saison est différente. Par exemple, lorsque je prépare la teinture avec des feuilles de cèdre vert, j’obtiens la couleur orange. Mais cet orange change en fonction de l’âge de l’arbre. Ce qui est intéressant avec la teinture, c’est que je ne sais pas quelle couleur sortira jusqu’à ce que j’essaie. »

Il utilise les plantes qu’il trouve autour de chez lui mais il achète également des teintures déjà préparées. Il n’arrête jamais ses expérimentations. Il utilise plusieurs fois le même produit pour avoir la couleur la plus intense possible ou sinon il utilise une différente couleur pour la dernière teinture afin d’obtenir une nuance différente.
«Je souhaite préserver la nature pour que la campagne au Japon soit un endroit où l’on se sent en sécurité et un endroit rassurant. La teinture naturelle c’est ma manière d’y participer. Je continue également la culture biologique chez moi. Depuis très longtemps je voulais travailler dans un environnement naturel mais je n’aurais jamais imaginé devenir un artiste de la teinture Kusakizome. »
Il enseigne la teinture dans son atelier ainsi qu’au « Centre culturel de Fukui », également à « Atelier de Fukui » et au « Musé naturel de Fukui ».
« Ça me fait très plaisir de voir mes élèves progresser petit à petit. En fin de compte, depuis que je suis professeur d’anglais, j’ai finalement toujours aimé être un Enseignant ! »​

Du 3 au 9 décembre, le magnifique magasin UNIQLO Le Marais, (39 Rue des Francs Bourgeois, 75004 Paris) nous accueille pour une preview d’Instant’Japan à travers une exposition d’une semaine d’uchiwa d’artistes bien connus des amateurs de Street Art (Russ, Olivia De Bona, Retro, Jo Di Bona, Doudou Style, Yann Bagot, Kaldea, Mickael Husser, Evazésir, Clément Laurentin, Goddog, Raphaël Federici, JBC, Moyoshi, Theo Lopez, Stew, Mister Pee, Monsieur Chat, Chakaligraff, Beerens, Smerg, Morne, Gaël de Bleu Noir).

Nous vous proposons également de réaliser votre propre uchiwa lors d’ateliers de 45min, à 14h, 15h, 16h, 17h le samedi 8 décembre et le dimanche 9 décembre. Inscriptions en magasin (UNIQLO Le Marais) ou sur le compte instagram @uniqlo_le_marais dont vous trouverez le lien ci-contre en cliquant sur l’icône en rouge. 

Afin de nous aider à financer la venue de Masao Ishikawa, artisan traditionnel de teinture naturelle aux plantes, nous avons besoin d’un coup de pouce financier ! 

Nous avons donc lancé une collecte de fonds ulule.

Important, même très important pour nous, 5€ de chaque don sera reversé aux sinistrés du typhon et séisme ayant touché le Japon en septembre 2018. 

De même, sur Instant’Japan, nous commercialiseront des produits dérivés logotés Instant’Japan au profit des sinitrés.