Japon & PVT

Je me permets de partager ici mon expérience avec vous afin de pouvoir aider peut-être certaines personnes désireuses de tenter l’aventure.

Obtenir le visa

Première chose à savoir, ce visa n’est pas attribué après vos 30 ans mais si vous l’obtenez vous avez un an pour l’activer et pouvez donc passer votre 31ème année au Japon.

Pour ce visa, il suffit de pouvoir prouver des économies d’un montant minimum de 4500€ sans avoir acheté son billet d’avion ou 3000€ avec le billet. Bien entendu, plus le montant des économies est élevé mieux c’est et l’ambassade préfère un dossier sans billet d’avion déjà acheté.

Il faut également remplir un formulaire avec le programme prévu de votre séjour et photos d’identité dont une collée dessus. Il faut renseigner les villes visitées et très détailler ce que vous y ferez à savoir les visites des musées, lieux touristiques, temples etc. Ils veulent vraiment quelque chose d’assez exhaustif histoire de prouver que tout cela est réfléchi. Il faudra aussi détailler vos logements (quel type de logement et le tarif) et vos sources de revenus sur place. Si vous n’êtes pas certains de ce que vous ferez vous pouvez broder, personne n’ira vérifier ce que vous dites.

A l’ambassade du Japon vous devez vous présentez en personne et idéalement dès l’ouverture le matin. Vous pourrez présenter votre dossier au guichet et environ un quart d’heure plus tard vous avez la réponse. Si la réponse est oui il faut revenir une semaine plus tard chercher son passeport sur lequel il y aura désormais votre visa (quelqu’un peut venir le chercher pour vous si besoin). Si la réponse est non, on vous donnera des conseils pour améliorer le dossier. Mon dossier a été retoqué une fois avant d’être accepté. Inutile de préciser que votre passeport doit être valide au moins 6 mois après la date de fin de visa.

L’assurance 

Les démarches préalables sont propres à chacun mais la question qui se pose à tous est l’assurance. Si vous êtes fixes au Japon, vous pouvez bénéficier d’une assurance maladie via la mairie de votre ville pour 1000 yens par mois, une bouchée de pain donc. Mais pour cela il faut être fixé quelque part et la prise en charge est de 70% il me semble. Il n’y a pas de remboursement de frais de rapatriement par exemple bien entendu.

La seule solution pour partir sereins et avec une assurance qui vous assure sans même avancer de frais, est de prendre une assurance voyage spécialisée, ce que j’ai fait.

Pour ma part j’ai opté pour AVA, on paye la somme totale des mensualités avant le départ histoire d’être tranquille après et vivre son expérience à fond sans se soucier de questions de santé. Le blog GobyAVA réuni des témoignages de voyageurs à travers le monde sur différentes thématiques, n’hésitez à aller lire ceux des pays qui vous intéresse.

A l’arrivée au Japon

A l’aéroport, au moment d’arriver à la douane, ne faites pas la queue pour passer comme tout le monde au guichet. Il faut aller directement montrer son visa au personnel de l’aéroport à l’entrée des files d’attente afin d’être orienté vers le bon endroit. Je me suis fait avoir parce qu’il n’y a aucune signalétique pour aider les détenteurs de visas étudiants, vacances travail ou autres visas longue durée.

Si vous décidez d’habiter pour un moment dans la même ville, il faut s’enregistrer auprès de la mairie avec votre passeport, carte de résident et l’adresse de votre logement en japonais sans oublier d’être capable d’écrire vos noms et prénoms en katakana. A la mairie, bon courage pour trouver quelqu’un qui parle anglais, j’avais la chance d’avoir ma colocataire avec moi qui parle couramment japonais et savais où aller et tout traduire. Dès que nous sommes arrivés dans le bon service, quelqu’un s’est précipité pour nous aider. Il faut remplir divers documents avec des informations très simples : noms, prénoms en lettres romaines et en katakana, adresse de votre logement et numéro de chambre besoin et le tout en japonais. Enfin c’est là que vous précisez si vous voulez l’assurance ou non. Si vous optez pour l’assurance vous recevrez les factures par la poste chez vous. En bref, même sans parler japonais, on peut s’en sortir car les mentions du formulaire sont aussi en anglais et quelqu’un vous aide même si l’aide est uniquement en japonais. Une fois le formulaire complété on obtient un ticket pour patienter le temps que le dossier soit examiné. Quand c’est fait, on voit cela avec un nouvel agent municipal, puis on obtient un nouveau ticket le temps que soit inscrit sur la carte de résident l’adresse de notre logement. L’attente est d’au moins 30min, eux m’annonçaient 1h d’attente. On repart avec son guide de la ville, en ce qui me concerne, Nerima, guide dans le cas présent avec traductions anglaises, une brochure sur les catastrophes naturelles et une fiche explicative du tri des déchets. C’est parti pour une vie de bon habitant de Nerima.

Grâce à ces démarches on peut ensuite ouvrir un compte en banque et prendre un forfait de téléphone. 15 jours plus tard j’ai reçu ma carte « My Number » qui est nécessaire à l’ouverture d’un compte en banque notamment et si vous allez chez le médecin par exemple. Attention la loi japonaise interdit aux banques de permettre l’ouverture d’un compte aux étrangers durant les 6 premiers mois de leur visa. Merci le gouvernement. Après avoir fait plusieurs banques avec une amie japonaise j’ai finalement pu ouvrir mon compte avec carte de débit dans l’agence locale (de mon quartier) de la poste japonaise, l’équivalent de notre banque postale. Moins d’une semaine après j’ai reçu ma carte. Sans aide je ne pense pas que j’aurais pu m’en sortir.

Pour le téléphone j’ai bénéficié d’une promotion temporaire d’un bic camera, je paye donc environ 7€ par mois via ma carte bancaire française. J’ai 6Ga d’internet, suffisants vu qu’il y a du wifi un peu partout, appels et sms sont payants mais pour presque trois fois rien.

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